Les militaires engagés disposant d’un grade d’officier bénéficient du droit au versement d’une prime lorsqu’ils ont effectué plus de 4 ans de services effectifs et que leur contrat n’a pas été renouvelé.
Cette prime due aux officiers sous contrat (PRIOSC) est destinée à les aider dans leur reconversion civile, à condition qu’ils ne soient pas nommés dans la fonction publique.
Le montant et la durée de versement de la PRIOSC est fonction de la dernière solde indiciaire perçue et de la durée des services effectués.
Le cabinet d’avocat militaire, Obsalis Avocat, éclaire les militaires sur leurs droits en matière de prime de reconversion et les représente dans leurs recours auprès de la commission des recours des militaires (CRM) et des juridictions administratives :
. En premier lieux, aux termes de l’article L. 4139-11 du code de la défense, l’officier engagé doit recevoir à l’expiration de son contrat, une prime qui est calculée en fonction de sa solde en fin de service et de la durée de ses services effectifs :
« L'officier sous contrat reçoit, à l'expiration de son contrat, dans les conditions définies par décret, une prime déterminée en fonction de la solde obtenue en fin de service et de la durée des services accomplis ».
L’article 12 du décret n° 2008-939 du 12 septembre 2008 relatif aux officiers sous contrat fixe les conditions dans lesquelles les officiers engagés bénéficient du droit au versement de la PRIOSC (prime des officiers sous contrat), à savoir, avoir effectué plus de 4 ans de services effectifs et être allé au terme de leur contrat d’engagement sans que ne leur ait été proposé un renouvellement :
« Les officiers sous contrat ont droit, à l'expiration de leur contrat lorsqu'elle intervient pour un motif autre que disciplinaire, à la prime prévue à l'article L. 4139-11 du code de la défense à la condition qu'ils comptent en qualité d'officier sous contrat et en position d'activité ou de détachement une durée de service supérieure ou égale à quatre ans ».
Le décret précité précise également que l’expiration du contrat d’engagement du militaire concerné ne doit pas être intervenue pour un motif disciplinaire.
Cependant, en réalité, seule une résiliation/dénonciation de contrat peut, éventuellement, intervenir pour motif disciplinaire, une date de fin de contrat étant nécessairement prévue par les stipulations du contrat lui-même.
De l’avis du cabinet Obsalis Avocat, cette précision s’agissant de l’expiration du contrat d’engagement des militaires est donc parfaitement inutile puisque tombant sous le sens.
. D’autre part, l’article 12 dudit décret n° 2008-939 du 12 septembre 2008 relatif aux officiers sous contrat et l’instruction n°0001D22000076/ARM/SGA/DRH-MD/SRHC/SD-RAP/BAR relative au plan d’accompagnement des transformations du 21 décembre 2021 précisent les modalités de calcul et de versement de la prime des officiers sous contrat (PRIOSC) :
L’article 13 du même décret prévoit une suspension du versement de la PRIOSC dans le cas où il serait nommé dans la fonction publique civile ou souscrirait un nouveau contrat d’engagement dans les armées :
« Le versement de la prime n'a pas lieu ou est interrompu dans le cas où l'officier sous contrat est titularisé dans un emploi permanent des collectivités prévues à l'article L. 86-1 du code des pensions civiles et militaires de retraite ou souscrit un autre contrat dans les armées et formations rattachées ».
Autrement dit, un militaire engagé disposant d’un grade d’officier, qui a totalisé une durée de services effectifs au moins égale à 4 ans, bénéficie, de plein droit, à l’expiration de son contrat, lorsque celui-ci n’est pas renouvelé, à une prime mensuelle égale à la dernière solde indiciaire qu’il a perçue, majorée de 10% s’il a 1 ou 2 enfants à charge et de 20 % s’il a 3 enfants ou plus.
Cette prime est versée dans les conditions suivantes :
Dans l’hypothèse où un officier sous contrat ne percevrait pas la prime qui lui est due à l’expiration de son contrat, il lui appartiendrait d’en faire expressément la demande par écrit auprès de son service gestionnaire, du service RH ou, directement auprès du ministre.
A défaut de réponse expresse dans un délai de deux mois à compter de la réception de sa demande, celle-ci devrait être considérée comme implicitement rejetée.
En effet, rappelons qu’en matière pécuniaire, le silence gardé par l’administration sur une demande vaut décision implicite de rejet (article L. 231-4 du code de justice administrative) :
« Par dérogation à l'article L. 231-1, le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet : (…)
3° Si la demande présente un caractère financier sauf, en matière de sécurité sociale, dans les cas prévus par décret ; (…) ».
En cas de rejet exprès ou implicite opposé à sa demande, le militaire concerné devrait alors saisir la commission des recours des militaires (CRM) d’un recours préalable obligatoire (article L. 4125-1 du code de la défense) :
« Les recours contentieux formés par les militaires mentionnés à l'article L. 4111-2 à l'encontre d'actes relatifs à leur situation personnelle sont précédés d'un recours administratif préalable, sous réserve des exceptions tenant à l'objet du litige déterminées par décret en Conseil d'Etat. Ce décret fixe les conditions dans lesquelles le recours est exercé. »
Dans ce cas de figure, il est vivement conseillé à l’officier sous contrat concerné par un refus de versement de PRIOSC de se faire assister par un cabinet d’avocat de militaires pour le représenter dans son recours auprès de la commission des recours des militaires (CRM).
La commission des recours des militaires (CRM) disposerait alors d’un délai de 4 mois pour notifier au militaire ou au gendarme concerné la décision du ministre prise sur son recours :
« Dans un délai de quatre mois à compter de sa saisine, la commission notifie à l'intéressé la décision du ministre compétent, ou le cas échéant, des ministres conjointement compétents. La décision prise sur son recours, qui est motivée en cas de rejet, se substitue à la décision initiale. Cette notification, effectuée par tout moyen conférant date certaine de réception, fait mention de la faculté d'exercer, dans le délai de recours contentieux, un recours contre cette décision devant la juridiction compétente à l'égard de l'acte initialement contesté devant la commission. » (article R. 4125-10 du code de la défense).
A défaut de notification d’une telle décision à l’expiration du délai de 4 mois susvisé, le ministre compétent devrait être regardé comme ayant implicitement rejeté le recours introduit par le militaire concerné et, celui-ci disposerait alors d’un nouveau délai de deux mois pour introduire une requête juridictionnelle devant le tribunal administratif territorialement compétent :
Le cabinet d’avocat militaire, Obsalis Avocat, conseille les officiers sous contrat sur les démarches à effectuer en matière de PRIOSC et les représente dans leurs recours, qu’il s’agisse de saisir le commission des recours des militaires (CRM) ou une juridiction administrative.
La PRIOSC est une prime de reconversion versée aux officiers sous contrat à l'expiration de leur engagement. Elle est destinée à faciliter leur transition vers le secteur civil.
Pour avoir droit à cette prime, l'officier doit remplir trois conditions cumulatives :
Le montant mensuel de la PRIOSC correspond au montant de la dernière solde budgétaire indiciaire perçue (grade et échelon détenus à la cessation du contrat).
Oui, le montant mensuel est majoré selon la situation familiale :
La durée de versement dépend de l'ancienneté totale de service en qualité d'officier :
Le versement de la PRIOSC est interrompu ou n'a pas lieu si l'officier :
Si la prime n'est pas versée à l'issue du contrat, l'officier doit adresser une demande écrite à son service gestionnaire ou au ministre.
Note : Un silence de l'administration pendant 2 mois après la réception de la demande vaut décision implicite de rejet.
En cas de rejet (exprès ou implicite), le militaire doit obligatoirement saisir la commission des recours des militaires (CRM) avant toute action en justice. Si la réponse de la CRM est insatisfaisante ou si aucun accord n'est trouvé dans un délai de 4 mois, il est alors possible de saisir le tribunal administratif compétent dans un délai de 2 mois.
Le droit militaire et les procédures de recours administratif (CRM, contentieux pécuniaire) sont complexes. Un cabinet en droit militaire comme Obsalis Avocat aide à sécuriser les démarches, à calculer précisément les droits et à représenter les officiers face à l'administration ou devant le tribunal.

Tiffen Marcel
Avocate associée fondatrice
Spécialiste en Droit public & Droit public militaire
Tiffen MARCEL a fondé Obsalis Avocat pour répondre aux problématiques des militaires, personnels de la gendarmerie nationale et fonctionnaires de police de toute la France. Seule spécialiste française en Droit public militaire officiellement reconnue par le Conseil national des Barreaux (CNB), elle dédie son expertise à la défense des militaires, gendarmes et policier dans tous ses pans administratifs : discipline, blessure et santé, indus de rémunération, démission/résiliation de contrat, réclamations indemnitaires.

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